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Lundi 12 juin 2006

 

 

 

 

 

 

EGLISE.

 

 

M. Jean SECRET conservateur des antiquités et objets d’art de la Dordogne en a fait une étude qui a paru dans le journal paroissial «  ENSEMBLE ».

 

 

Je cite «  L’église de VEYRIGNAC est faite de deux parties très différentes : au Sud-est  l’église romane (XIIème siècle) : au Nord, le bas coté gothique (XVème siècle).

 

 

L’EGLISE ROMANE. Elle comporte une nef qui a été voûtée, suivi d’un chœur rectangulaire voûté d’un berceau plein cintre, suivi d’une abside semi circulaire voûtée d’un cul de four. L’arc triomphal retombe sur des colonnes aux remarquables chapiteaux du début du XIIème siècle ; aux angles de vigoureux enroulements dominent des masques grotesques et encadrent des dés sculptés de fleurons. Trois baies éclairent l’abside lisse. Le cul de four, récemment nettoyé, a révélé l’existence de fresques (rouge, ocre, bleu, vert et noir) très effacées et difficilement déchiffrables. Des inscriptions gothiques (SANTUS…) peintes sur phylactères permettent de les dater de la fin du XVème siècle. Au centre apparaît le Christ en gloire dans une mandale. Il est encadré par les quatre évangélistes.    

 

 

       

 

 

L’ AJOUTURE GOTHIQUE. Le renouveau qui a suivi les guerres de cent ans, a vu, en Périgord relever les ruines des églises et construire des éléments nouveaux pour agrandir celles-ci.

 

 

C’est ainsi que VEYRIGNAC fut doté, au nord de la nef, d’un bas coté de deux travers ; et au sud d’une chapelle latérale d’une travée. Celle-ci est voûtée d’ogives ; la fenêtre est trilobée. L’ajouture du Nord est plus complexe. Pour la pratique, on creva le mur Nord de la nef afin de lancer deux grands arcs brisés. Ils donnent accès à deux travées voûtées d’ogives qui retombent sur des culs de lampe (celui du Sud-est est sculpté d’une sorte de salamandre)

 

 

Les clés de voûte sont sculptées ; celle de l’est d’un ?? armorié ; celle de l’ ouest, du sigle I.H.S. On a monté, à cette époque une vis d’escalier dans une tourelle, sur la façade ouest, à la soudure de l’église romane et de la partie gothique. Cette dernière est renforcée par un contre fort normal et deux contreforts biais. Elle est éclairée par deux baies gothiques. Un portail flamboyant, très simple, s’ouvre à l’ouest.

 

 

EXTERIEUR et PORTAIL. Le portail roman s’ouvre au sud de la nef, il est très simple et fait d’un arc plein cintre, à rouleau. Le clocher carré posé au dessus du chœur, est de souche romane ; au dessus d’un bandeau, la partie haute est une réfection du XVIIème siècle retouché à l’époque moderne ; L’abside lisse est très belle ; les quelques corbeaux qui soutiennent la corniche sont dissymétriquement ???? ; ils sont sculptés de masques, de visages grotesques et de quelques figurations impertinentes, comme c’était la coutume à cet endroit des églises.

 

 

La restauration a conservé l’ensemble des peintures de la nef, plus curieuses qu’esthétiques datées par l’inscription d’un cartouche « H. VIDALY pinxit Léon XII Pont-MAX III . ac.RR.DD. Delamaire Eps. D. LAPORTE rectore ecclesiae- Anno MDCCCCIII ».

 

 

Cette inscription commémore le fait que le peintre était H. VIDALY, et que le travail se fit en 1903, sous l’épiscopat de Mgr. DELAMAIRE et le pontificat de Léon XIII. Le curé de la paroisse était alors D. LAPORTE.

 

 

MOBILIER. 1°) Une piéta en bois sculpté et polychromé (XVIIème siècle) a été classé Monument historique en 1961.

 

 

2°) Un Christ en bois polychromé (XVIIème  siècle) servant de croix de procession est en cours de restauration et de classement.

 

 

3°) La table de l’autel de la Vierge est une dalle de pierre, datant du XVIIème siècle, alors que l’autel lui-même est tardif. Sur la tranche de l’autel on lit : « AUTEL 1640 DU ROSAIRE 1853».

 

 

La première date est celle de la taille de la table; la seconde, de la construction de l’actuel autel.

 

 

Au XII ? ème  siècle c’était un prieuré de l’abbaye de Saint Jean d’Angély. Avant 1317 la paroisse était du diocèse de Périgueux.

 

 

Une bulle du Pape CLEMENT VII se réfère à l’église de « VAYRINHACUM » en 1350. Depuis cette époque elle fit partie du diocèse de Sarlat et de l’archiprêtré de Daglan jusqu’en 1789.

 

 

Brûlée par les Calvinistes elle fut restaurée en 1640 et annexée à l’église de Groléjac jusqu’à la révolution.

 

 

Le 28 août 1562 le capitaine BORDET lieutenant du conte DE LA ROCHEFOUCAULD venant de Carlux et se dirigeant vers Gourdon pour rejoindre les troupes de DURAS pour aller assiéger Sarlat, traversa la rivière Dordogne à Groléjac. Avec ses troupes (deux compagnies d’infanterie, deux cents mousquetaires à cheval et soixante gendarmes) il pilla et dévasta tous les villages. Veyrignac en ferait-il partie ?

 

 

Au dessus du portail Ouest nous retrouvons la date de 1640 sculptée dans la pierre en chiffre romain.
par boguy publié dans : veyrignac
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Vendredi 3 mars 2006

                        

 

 

En avril 2005 Jean-Pierre CHIES mettait en vente le livre qu’il venait de publier sur le village de VEYRIGNAC.

Au cours d’une soirée à la salle des fêtes ou plus de 120 personnes s’étaient déplacées, il nous a présenté le résultat de ce  magnifique travail de recherche sur l’histoire du village, qui lui a valu le prix des lauréats au concours des clochers d'or.

La présentation était accompagnée d’une projection de photos de Guy BOYER pour illustrer les différentes parties du livre.

C’est là qu’est née l’idée d’une suite à donner à ces travaux que nous allons mettre en ligne petit à petit…. Bonne découverte.

   

 IMAGES  DE  VEYRIGNAC

Au fond le château qui domine la Dordogne, au centre du bourg, l'église romane.

 

 

Vue panoramique depuis le hameau de Valeilles

.

Le  château  de  Veyrignac  XVIII ème siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SITUATION de VEYRIGNAC :    à 2,5 km  de Groléjac, entre Sarlat (13 km) et Gourdon (12km) sur un escarpement rocheux  dominant la Dordogne rive gauche.

 

 

 

 

 

 

                     

Pour situer le village, cliquez sur le lien ci dessous :

24370 Veyrignac

 

 

 Pour situer dans le détail :

 

              Le village de VEYRIGNAC est situé rive gauche de la rivière Dordogne. Il est limitrophe du département du Lot par la commune de Milhac. Sur la même rive, il y a Sainte-Mondane et Groléjac. Rive droite, nous avons les communes de Carsac-Aillac et Calviac.

              La commune de Veyrignac est à une hauteur de 123 mètres au dessus du niveau de la mer. Son point culminant est le Pech-Grand à 217 mètres.

              Un prieuré fut fondé par l'abbaye charentaise de Saint-Jean -d'Angély vers le XII ème siècle comme le prouve le choeur voûté en berceau de l'église. Le dictionnaire de Gourgues mentionne le prioratus de Verinaco (cartulaire de Saint-Jean-d'Angély). ainsi qu'une bulle du pape Clément VII, qui en 1350 se réfère à l'église de "Vayrinhacum".

 

              Veyrignac vient d'un nom de personne gallo-romain suivi de Acum ( propriété de), en latin Victorinus. En français Victorin ancien nom de baptême, équivalent féminin Victorine. Même famille de nom Victor et Victoire.

              Après les Romains, aurions nous eu une invasion des Wisigoths vers la fin du III ème siècle ? D'après une histoire du canton de Carlux où il est écrit " Est ce un reste de leur présence que le Pech Visigoth situé à Veyrignac, ou bien est-ce une simple étymologie populaire ? ".

 

 

 

 

 

 

par boguy publié dans : veyrignac
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